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Un avion espion américain en opération: l’Ouganda et la RDC sans informations

Une série d’intrusions aériennes suscite l’indignation Afrique centrale. Entre le 14,15 et le 26 novembre 2024, un Bombardier Challenger 604, immatriculé N9191 basé à Djibouti, aurait violé les espaces aériens de l’Ouganda et de la République démocratique du Congo (RDC). Ces survols, révélés par des radars ougandais, s’apparentent à des missions de surveillance non autorisées, malgré une demande officielle de survol déposée en octobre par les États-Unis.

Selon des informations obtenues auprès de sources en Ouganda, l’avion américain, prétendument affrété par le ministère américain de la Défense, a été autorisé à survoler le territoire ougandais sous prétexte de transporter du personnel et du fret vers la RDC. Cependant, les trajectoires enregistrées montrent des circuits autour de Kasese et Bundibugyo en Ouganda, ainsi que de Beni en RDC, sans jamais atterrir en République démocratique du Congo comme annoncé.Kasese constitue une frontière terrestre et naturel entre l’Ouganda avec la RDC à travers le lac Édouard et la rivière lubiriya qui fait un prolongement jusqu’à vitshumbi, zone occupée par m23. Le district de Bundibugyo touche au territoire de beni en RDC par la rivière lamia et mont Rwenzori dans la chefferie watalinga proche de kainama où est,à ce jour la base de abou akasi Leader des terroristes ADF MTN.

Les contrôleurs aériens ougandais, intrigués par ces comportements inhabituels, ont alerté leurs homologues congolais. Ces derniers, furieux, ont confirmé que le gouvernement américain n’avait jamais sollicité d’autorisation pour entrer dans leur espace aérien.

En réponse à ces violations, le bureau du chef d’état-major interarmées des Forces de défense du peuple ougandais (UPDF), dirigé par le général de division Jack Bakasumba, a décidé de révoquer ce mercredi 27 Novembre l’autorisation de survol de l’aéronef s’est confié une source sécuritaire à Tazama horizon. Cette décision a été communiquée directement au général Muhoozi Kainerugaba, chef des forces de défense, ainsi qu’au président ougandais, Yoweri Museveni.

Cet incident met en lumière des tensions croissantes entre les États-Unis et leurs partenaires africains. Plusieurs questions se posent sur la vraie mission de ce Bombardier espion, Ces questions vont jusqu’à exacerber la méfiance à l’égard de la présence militaire américaine en Afrique.

La région de Beni riche en or,cacao, café, pétrole,… reste fragile à l’activisme des ADF MTN, un groupe terroriste allié à l’état islamique et Dahesh.
Des opérations conjointes Fardc-UPDF se poursuivent dans la zone pour traquer les terroristes ADF-MTN qui, jusqu’à présent, restent une grave menace à la population dans la région.

Anicet Kimonyo